Test PRS-T1

Après plusieurs jours d’utilisation du PRS-T1, Il est temps de donner ces impressions.

Le PRS-T1 est léger et tout petit. Forcément, le plastique par rapport au métal, on y gagne coté poids. Par contre, c’est brillant, et parfois distrayant dans la lecture.
La housse est elle aussi en plastique, ça donne un effet un peut « cheap », mais ça protège la liseuse plus efficacement. Ça fait un tout compact, léger et pratique à promener. Le stylet est un bête morceau de plastique, pas d’emplacement pour le ranger, dommage.

Allumage de la bête, c’est un peut long. Le lecteur demande alors quelques informations (date, heure, langue, région..). Et nous voila sur le menu.

Première réaction. Qui a dit qu’on avait pas besoin d’un processeur correct pour faire juste de la lecture ? La différence ce sent clairement, le PRS-T1 est plus réactif que l’orizon. Et c’est tellement plus confortable.

S’affiche le livre en cours de lecture, les derniers livres ajoutés. Et enfin, les icônes pour accéder au reste des livres, au sony store, aux journaux, et au collections. Sur la seconde page, on trouve les paramètres, tout ce qui est lié au notes, la musique, google books, le navigateur.

En cliquant sur livres, la liseuse affiche la totalité des livres présents. Pas de vue par dossier, dommage. Il y a bien les collections, mais cela implique d’utiliser le sony reader ou calibre pour les créer, associer chaque livre à la collection, et transférer les livres. Il est aussi possible de créer les collection directement sur la liseuse, mais c’est fastidieux. Heureusement, la fonction de recherche aide bien.

Coté lecture pas grand chose à dire. Seul vrai regret, le manque des césures, là ou l’orizon les fait.
Autres différence, les marges, plus larges sur l’orizon. Si avoir des marges minimalistes à gauche ou à droite est plutôt bien, le PRS-T1 colle trop le texte en haut de l’écran a mon goût.

L'orizon, le PRS-T1 et le stylet

Le pinch zoom permet de faire un zoom. Logique pour les PDF, moins sur l’ePub, ou un changement de la taille du texte aurait été plus approprié.
Petit plus, il est possible de changer le contraste, et de rendre le fond plus foncé. Appréciable en plein soleil.

Pour faciliter la lecture dans d’autres langues, on trouve plusieurs dictionnaires. (un appuis long sur un mot lance la recherche). Français/anglais, espagnol/anglais italien/anglais allemand/anglais et deux dictionnaires anglais/anglais

Passons au pdf maintenant.
Le PRS-T1 est capable de faire du reflow, mais il ne m’aura pas fallut longtemps pour trouver un pdf ne supportant pas cette fonction.
Sans reflow, il est possible de ce déplacer sur la page en utilisant l’écran. La liseuse fait alors un affichage dégradé pour permettre de voir ce qui se passe, et, une fois fini, re-affiche la page correctement. Plutôt efficace, une fois le bon facteur de zoom réglé.

Pour la musique, c’est assez standard, on affiche la liste des albums, triée par artiste ou titre. Quelque sauts de temps en temps (quand on demande autre chose à la liseuse).

Les notes, clairement un des point fort du PRS-T1, surtout les notes manuscrites. Sauf défaut, elles ne sont visibles que avec une taille de police identique. Mais là encore, il faut passer par le logiciel de sony pour les récupérer sur le PC.

Le PRS-T1 est une liseuse plutôt réussie au final.

Si le logiciel sur le PRS-T1 est bien fait, on ne peut malheureusement pas en dire autant du logiciel PC, qui freeze dés que j’ai le malheur de brancher ma liseuse. (Ça va mieux après vidage de la carte SD mais….). Et dommage qu’il n’y ait pas de version linux.

Sony PRS-T1 et l’application android Kindle

 

Le sony PRS-T1 étant basé sur android, il n’a pas fallut longtemps pour que quelqu’un cherche (et trouve), le moyen d’installer des applications.

L’une des rares application a fonctionner présentement, ironie du sort, est l’application kindle. Les temps de changements de page sont lent (car application prévue pour du lcd), mais c’est utilisable.

 

Le kindle en France

Après tout ce temps,  Amazon ouvre sa boutique de livres électroniques en France.
Il est enfin possible de commander le kindle sur amazon.fr.  Fini les frais de port,  la douane et autres.
En plus des livres en français, on trouve des livres en anglais,  allemand,  italien et espagnol. Voilà quelqu’un qui gère les restrictions géographiques correctement.  Même si malheureusement certains livres restent réservés aux états unis.
Autre regret,  qu’en est il des kindle 3, kindle touch et kindle fire ?
Et bien sûr,  les éditeurs français ont encore du travail pour proposer leurs livres au format électronique. C’est un des points sur lesquels j’espère que amazon fera bouger les choses.

Vers un format unique pour l’europe ?

ActuaLitée rapporte que la commissaire européenne à la Stratégie numérique Neelie Kroes, en visite à la foire du livre de Francfort, souhaite que les lecteurs puissent lire n’importe quel livre sur n’importe quel lecteur.
« Alors que le secteur de l’édition numérique se développe, nous devrions également prendre en considération la question de l’interopérabilité »,

Ce qui n’est pas sans poser des questions. Une telle mesure, si adoptée, chamboulerais le terrain des e-books en France. Si la majorité des boutiques vendent des livres au format ePub, éventuellement protégé par l DRM d’adobe (Adept); ce n’est pas le cas d’Amazon. Qui serait alors obligé d’ajouter le support de l’ePub au kindle, et de vendre des livre au format ePub.
Autre problème pour l’interopérabilité, les DRM. Apple utilise son propre DRM, rendant les livres achetés sur sa boutique illisible avec un autre programme qu’iBooks.
L’interopérabilité irait elle de paire avec les livres sans DRM ? L’industrie musicale a fini par abandonner les DRM, ne serait il pas temps que l’industrie littéraire face de même ?

Source : http://www.actualitte.com/actualite/lecture-numerique/legislation/l-europe-reflechit-a-un-format-standard-pour-ebooks-29124.htm